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Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année «A»
Dimanche 5 avril 2020
Père Pierre Drouin, cjm,  homélie




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En ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, nous avons pensé vous mettre le texte de l'Évangile de la Passion après l'homélie du Père Pierre car nous savons que beaucoup de personnes n'ont pas de Prions en Église à la maison. Lisez l'homélie du Père Pierre et ensuite le texte de la Passion afin de mieux le comprendre.

Dimanche des Rameaux et Dimanche de la Passion du Seigneur 2020

 

Isaïe 50,4-7

Psaume 22 (21)

Philippiens 2, 6-11

Passion selon saint Matthieu 26,14-27,66

 

Frères et sœurs,

         Nous étions habitués à célébrer ce dimanche appelé “dimanche des Rameaux”. Ce rameau, nous le savons, n'est pas une porte bonheur pour calmer les tempêtes et le tonnerre. Si nous avions coutume de fixer un rameau sur le crucifix, c'est pour nous rappeler ce qui est le cœur de notre foi.

         Cette année, toutefois, pour les raisons que nous connaissons bien, nous allons célébrer ce dimanche en insistant plutôt  sur le plus important de la cérémonie d'aujourd'hui qui est certes le récit de la Passion et de la mort du Seigneur.

         Seul ou avec d’autres membres de ceux et celles qui sont avec nous à la maison, lisons ces pages de l’Évangile de Matthieu. (Le texte de la Passion suit cet homélie pour ceux et celles qui n’ont pas de Prions en Église à la maison ou qui ne retrouvent pas leur Bible. Lisons le récit lentement en entant dans l’esprit de Jésus qui vit un moment extrêmement difficile pour accomplir sa mission et nous montrer ce que signifie la résurrection.

         Laissons-nous prendre par la description de tout ce qui s’est passé à ce moment-là, de façon à ce que nous prenions vivement conscience que le Christ nous a aimés jusqu’au bout comme le  rappelle à son tour, l’évangéliste Jean dans un texte que nous méditons le Vendredi saint.         

         Le récit de la Passion ne devrait jamais nous laisser indifférents. On ne peut le recevoir sérieusement sans être transformés, sans vouloir aimer à notre tour comme Jésus nous a aimés.

Quoi de plus important, en ce jour, que de prendre cet engagement d’aimer comme Lui.

         Si vous le voulez bien, nous allons nous arrêter, en ce dimanche, aux épisodes qui sont propres à l’Évangile de Matthieu; bien sûr, dans les grandes lignes, les quatre récits de la Passion sont très semblables; mais si on regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que chacun des Évangélistes a des détails qui lui sont  propres.

         Ce récit manifeste que Jésus, à travers sa passion et sa mort, accomplit les Écritures… Jésus domine les évènements. Il choisit en pleine connaissance de cause et en toute liberté le chemin de Dieu. Il refuse de s'opposer à la violence par la violence… il refuse de recourir à une intervention miraculeuse.

         Voici donc quelques épisodes et quelques phrases que l’évangéliste Matthieu est seul à rapporter.

        la trahison de Judas, (26,14-16) Tout d’abord, on se souvient que c’est à prix d’argent que Judas a livré Jésus aux grands prêtres juifs. Matthieu est le seul à dire la somme exacte, trente pièces d’argent (26,15): ce détail n’est pas sans importance, car c’était le prix fixé par la Loi pour l’achat d’un esclave. Cela veut dire le mépris que les hommes ont manifesté envers le Seigneur de l’univers.

         Plus tard, le même Judas fut pris de remords : « Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. » (27,3-10).

*Au cours de la comparution de Jésus chez Pilate, Matthieu est le seul à rapporter l’intervention de la femme de Pilate: «Tandis qu’il (Pilate) siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » (27,19). Il est clair que le procès de Jésus mettait Pilate mal à l’aise. Un peu plus tard, Matthieu raconte l’épisode du lavement des mains: «Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié» (27,24-26).

* Au moment de la mort de Jésus, les trois évangélistes(Matthieu, Marc et Luc) racontent que le rideau du temple s’est déchiré du haut en bas, mais Matthieu, seul, ajoute :« la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens»  (27,51-53)

        Enfin, l’épisode de la garde du tombeau. Matthieu a noté le soin tout spécial que les autorités ont apporté à la garde du tombeau de Jésus : « ils sont allés trouver Pilate pour obtenir l’autorisation de surveiller le sépulcre dans la crainte que les disciples ne viennent subtiliser le corps de Jésus pour faire croire qu’il était ressuscité. Et c’est exactement la légende qu’ils ont fait courir après la résurrection. (27,62-66; 28,11-15)

                  Quand nous nous arrêtons un instant,  il semble que la vie de Jésus se termine sur un échec, ses disciples se sont tous enfuis et tous se moquent de lui. Dieu même semble l'abandonner.

         Ce qui frappe tout au long de cette Passion : c'est que Jésus est seul. Seul dans sa souffrance, seul dans son angoisse, seul dans sa mort, seul dans son impressionnant silence. Par là il a pris sur lui toutes nos solitudes, toutes nos souffrances et toutes nos peurs. Ça me fait penser à toutes ces personnes qui meurent, à cause du Corona Virus, sans être accompagnées de leurs proches.

Vraiment, ce n'est pas pour faire semblant  que Dieu s'est fait homme, il a accepté de partager notre condition humaine jusqu'au bout, jusqu'à la mort... 

Et c'est quand tout semble fini que tout commence et que, dans la nuit du tombeau se pointe l'aube de la résurrection et  de  la vie Cet exemple d'oubli de soi, ce message d'amour de Dieu et des hommes que Jésus est venu nous apporter... il est de notre mission à nous chrétiennes et chrétiens d'aujourd'hui d'en témoigner.  Ce Jésus, mort et ressuscité, il nous a ouvert un chemin. Nombreux sont ceux et celles qui le suivent car c'est un chemin de Vie.

Rappelons-nous:

La croix n'est plus un signe de mort. Elle est devenue l'arbre de la Vie.

 

La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu

 

Chapitre 27

 

Jésus est conduit chez Pilate

 

1Le matin, de bonne heure, les chefs des prêtres et les anciens du peuple décident tous ensemble de faire mourir Jésus. 

2Ils le font attacher, ils l'emmènent et le livrent à Pilate, le gouverneur romain. 

 

La mort de Judas

3Judas, celui qui a livré Jésus, voit qu'on l'a condamné. Alors il regrette ce qu'il a fait et il va rendre les 30 pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens. 

4Il leur dit : « J'ai péché, j'ai livré un innocent à la mort. » Ils lui répondent : « Cela nous est égal. C'est ton affaire ! » 

5Judas jette l'argent dans le temple et il part. Ensuite il va se pendre. 

6Les chefs des prêtres ramassent l'argent en disant : « Nous n'avons pas le droit de le mettre avec les offrandes du temple. En effet, c'est le prix du sang. » 

7Ils se mettent d'accord et avec cet argent, ils achètent le champ du potier. Là, on enterrera les étrangers. 

8Voilà pourquoi ce champ s'appelle encore aujourd'hui le « champ du sang ». 

9Ainsi se réalise ce que le prophète Jérémie a dit : « Ils ont pris les 30 pièces d'argent. C'est la somme que le peuple d'Israël a décidé de payer pour lui. 

10Ils les ont données pour acheter le champ du potier. C'est ce que le Seigneur m'a commandé de leur dire. » 

 

Jésus devant Pilate

11On amène Jésus devant Pilate, le gouverneur. Le gouverneur l'interroge en lui disant : « Est-ce que tu es le roi des Juifs ? » Jésus lui répond : « C'est toi qui le dis. » 

12Ensuite, les chefs des prêtres et les anciens accusent Jésus, mais il ne répond rien. 

13Alors Pilate lui dit : « Tu n'entends pas tout ce qu'ils disent contre toi ? » 

14Mais Jésus ne donne aucune réponse à ce qu'ils disent, et le gouverneur est très étonné. 

 

Jésus est condamné à mort

 

 15À chaque fête de la Pâque, le gouverneur a l'habitude de libérer un prisonnier, celui que la foule veut. 

16À ce moment-là, il y a un prisonnier célèbre. Il s'appelle Jésus Barabbas. 

17Les gens se sont rassemblés, et Pilate leur demande : « Je vais vous libérer un prisonnier. Qui voulez-vous : Jésus Barabbas ou Jésus qu'on appelle Messie ? » 

18En effet, Pilate sait bien qu'ils lui ont livré Jésus par jalousie. 

 

19Pendant que Pilate est assis au tribunal, sa femme envoie quelqu'un pour lui dire : « Ne t'occupe pas de l'affaire de cet homme innocent ! Cette nuit, dans un rêve, j'ai beaucoup souffert à cause de lui. » 

20Les chefs des prêtres et les anciens poussent la foule à demander Barabbas et à faire mourir Jésus. 

21Le gouverneur leur dit : « Je vais vous libérer un prisonnier. Lequel des deux voulez-vous ? » Ils répondent : « Barabbas ! » 

22Pilate leur demande : « Qu'est-ce que je vais donc faire de Jésus qu'on appelle Messie ? » Tout le monde répond : « Cloue-le sur une croix ! » 

23Pilate leur dit : « Qu'est-ce qu'il a donc fait de mal ? » Mais ils se mettent à crier encore plus fort : « Cloue-le sur une croix ! » 

24Pilate voit qu'il n'arrive à rien, et l'agitation est de plus en plus grande. Alors il prend de l'eau et il se lave les mains devant la foule en disant : « Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme. C'est votre affaire ! » 

25Tout le peuple lui répond : « Nous acceptons d'être responsables de la mort de cet homme, nous et nos enfants ! » 

26Alors Pilate leur libère Barabbas. Il fait frapper Jésus à coups de fouet et il le livre aux soldats pour qu'ils le clouent sur une croix. 

 

Les soldats se moquent de Jésus

27Alors les soldats romains emmènent Jésus dans le palais du gouverneur. Ils rassemblent toute la troupe autour de lui. 

28Pour se moquer de lui, ils lui enlèvent ses vêtements et lui mettent un habit rouge. 

29Ils tressent une couronne avec des branches épineuses et la posent sur sa tête. Ils lui placent un roseau dans la main droite. Ensuite, ils se mettent à genoux devant lui et ils se moquent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » 

30Ils crachent sur lui et ils prennent le roseau pour le frapper sur la tête. 

31Quand ils ont fini de se moquer de Jésus, ils lui enlèvent l'habit rouge et lui remettent ses vêtements. Après cela, ils l'emmènent pour le clouer sur une croix. 

 

Les soldats clouent Jésus sur une croix

32Quand les soldats sortent de la ville, ils rencontrent un homme de Cyrène, appelé Simon. Ils l'obligent à porter la croix de Jésus. 

33Ils arrivent dans un endroit appelé Golgotha, ce qui veut dire « Le lieu du Crâne ». 

34Ils donnent à boire à Jésus du vin mélangé avec un liquide amer. Jésus le goûte et il ne veut pas en boire. 

35Ensuite, les soldats le clouent sur une croix. Ils tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements. Puis ils les partagent entre eux, 

36et ils s'assoient là pour garder Jésus. 

 

37Au-dessus de sa tête, il y a une pancarte, elle indique pourquoi il est condamné. On a écrit : « C'est Jésus, le roi des Juifs. » 

38Les soldats clouent aussi deux bandits sur des croix à côté de Jésus, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. 

39Les gens qui passent par là secouent la tête et ils insultent Jésus 

40en disant : « Tu voulais détruire le temple et le reconstruire en trois jours. Eh bien, si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi toi-même et descends de la croix ! » 

41Les chefs des prêtres avec les maîtres de la loi et les anciens se moquent de Jésus. Ils disent : 

42« Il a sauvé les autres, mais il ne peut pas se sauver lui-même ! C'est le roi d'Israël ! Maintenant, il n'a qu'à descendre de la croix, alors nous croirons en lui. 

43Il a fait confiance à Dieu. Eh bien, si Dieu l'aime, il n'a qu'à le sauver maintenant ! En effet, cet homme a dit : “Je suis Fils de Dieu.”  » 

44Même les bandits qu'on a cloués sur des croix à côté de Jésus l'insultent de la même façon. 

 

La mort de Jésus

45À partir de midi, il fait nuit dans tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi. 

46Vers trois heures, Jésus crie très fort : « Éli, Éli, lema sabaktani ? » Cela veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » 

47Parmi ceux qui sont là, certains l'entendent et disent : « Il appelle Élie ! » 

48Aussitôt, l'un d'eux part en courant. Il prend une éponge et la trempe dans du vinaigre. Il met l'éponge au bout d'un roseau et la présente à Jésus pour qu'il boive. 

49Mais les autres disent : « Attends ! Nous allons voir si Élie vient le sauver ! » 

50De nouveau, Jésus pousse un grand cri et il meurt. 

51À ce moment-là, le grand rideau qui est dans le temple se déchire en deux morceaux, depuis le haut jusqu'en bas. La terre tremble, les rochers se fendent. 

52Les tombes s'ouvrent, et les corps de beaucoup d'amis de Dieu, qui étaient morts, se réveillent. 

53Plus tard, quand Jésus se réveille de la mort, ils sortent des tombes. Ils entrent dans Jérusalem, la ville sainte, et ils se montrent à beaucoup de gens. 

54L'officier romain et les soldats qui gardent Jésus avec lui voient que la terre tremble. Ils voient aussi tout ce qui se passe. Alors ils ont très peur et ils disent : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » 

55Beaucoup de femmes sont là, elles regardent de loin. Elles ont suivi Jésus depuis la Galilée, pour le servir. 

56Parmi elles, il y a Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. 

 

Joseph met Jésus dans une tombe

57C'est le soir, un homme riche arrive. Il est de la ville d'Arimathée et s'appelle Joseph. Lui aussi est disciple de Jésus. 

58Il va voir Pilate, le gouverneur, et lui demande le corps de Jésus. Alors Pilate commande de lui donner le corps. 

59Joseph le prend et l'enveloppe dans un drap neuf. 

60Il met le corps dans la tombe qu'il vient de faire creuser pour lui-même dans le rocher. Ensuite, il roule une grosse pierre pour fermer l'entrée de la tombe, et il s'en va. 

61Marie de Magdala et l'autre Marie sont là, assises en face de la tombe. 

 

Des soldats gardent la tombe 

62Le jour suivant arrive. C'est le jour qui suit la préparation du sabbat. Les chefs des prêtres et les Pharisiens se réunissent chez Pilate. 

63Et ils lui disent : « Excellence, nous nous souvenons d'une chose. Ce menteur a dit, quand il était encore vivant : “Après trois jours, je me réveillerai de la mort.” 

64Donc, commande que des soldats gardent la tombe jusqu'au troisième jour, sinon, ses disciples pourront venir voler son corps. Ils diront ensuite au peuple : “Il s'est réveillé de la mort ! ” Ce dernier mensonge serait encore plus grave que le premier ! » 

65Pilate leur dit : « Voici des soldats ! Allez ! Faites garder la tombe comme vous voulez ! » 

66Ils vont préparer la garde de la tombe. Ils bloquent la pierre de l'entrée et ils mettent les soldats pour la surveiller.