AccueilHistoriqueContactsComitésHomélie du dimancheQuestionsActivitésNouvellesPour les JeunesLiensCimetièreBulletin paroissialProjet missionnaireAlbum de photosFormationsQuestions?
dreamstime_422343.jpg

24e dimanche du temps ordinaire, Année «B»
Dimanche 16 septembre 2018
Père Pierre Drouin, c.j.m.
président de la célébration et homélie


quisuis.jpeg

24e dimanche

 

16 septembre 2018 

 

Isaïe 50,5-9

Psaume 116 (114-115)

Lettre de Jacques 2,14-18

Marc 8,27-35

       Les textes de la Bible pour ce dimanche nous invitent à purifier notre foi en Dieu, “à faire le nettoyage, à changer les mentalités” comme dit le Pae François, afin de mieux saisir ce que c’est que de suivre Jésus, d’être son disciple.

         Le peuple Juif libéré après l’exil, (587-538) s’imagine que celui qui le libère, c’est le roi Cyrus qui régnait à Babylone, mais le prophète Isaïe dans cette première lecture, annonce que la vraie libération ne peut venir de la force d’une armée ou d’un personnage politique mais de Dieu lui-même présent dans son Serviteur, qui réalise sa Volonté parfaitement. Si on lit bien les textes, on se rend compte que cette mission est accompagnée de vives oppositions. À la fin, le Serviteur gagne la partie et fait naître un royaume de paix

         En méditant cela, je pense à tous ceux et celles qui sont persécutés à cause de leur foi… je pense à ce que le Pape François doit vivre ces dernières semaines  pour essayer de rendre notre Église plus belle,«sans tache ni ride, ni aucun défaut et irréprochable»(Éphésiens  5,27). Nous sommes convaincus que le Seigneur n’abandonne pas ses serviteurs. Même si abondent les difficultés, nous pouvons toujours compter sur la présence opérante du Seigneur. C’est ce  qui nous permet de vivre dans l’espérance aujourd’hui.Et pour nous, chrétiens et chrétiennes, ce serviteur c’est le Seigneur Jésus.

         La deuxième lecture, celle de saint Jacques m’a particulièrement frappé. Elle nous parle de ce que nous devons faire pour mettre en pratique notre foi… elle nous parle de  notre relation avec les pauvres.

         Comme vous le savez, je suis allé 3 semaines au Venezuela. Vous avez écouté les nouvelles, de ce qui se passe dans ce pays. J’en reviens tout bouleversé, pour avoir vu la misère, la faim, les malades sans médicaments etc. En même temps, on se sent impuissant devant cette terrible réalité… Quoi faire? Bien sûr prier! Quoi de plus? Nous ne pouvons pas nous limiter à de belles paroles. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous dire disciples de Jésus si nous n’agissons pas en conséquence. Cet engagement doit nous amener à nous mettre au service des autres, en particulier des plus pauvres et des exclus.

         L’Évangile est aussi très intéressant… En cours de route, Jésus interroge ses disciples : « Qui suis-je au dire des gens ? » Depuis vingt siècles, la question ne cesse d’être posée. Nous nous rendons compte qu’il y a dans notre Église, “des croyances floues”. Les réponses sont très diverses : on voit Jésus comme un sage, un moraliste généreux ; on reconnaît qu’il a une place importante dans l’histoire et aujourd’hui moins de 50% des  catholiques de notre pays croient que Jésus est «le Fils de Dieu». La véritable identité de Jésus c’est celle qui est proclamée par Pierre : « Tu es le Christ. » Cette réponse de Pierre semble la meilleure ; elle est porteuse de toutes les espérances du monde juif.

         Les Juifs attendaient un Messie qui libèrerait le pays de l’occupant étranger, qui rétablirait le Royauté en Israël ; avec lui, ce serait l’avènement du règne d’un Dieu puissant et fort. Ce rêve de Pierre et des juifs est toujours présent: nous voudrions un Messie qui résoudrait toutes les injustices de notre monde, la crise économique, les guerres, les violences…

         Mais ce n’est pas ainsi que Jésus voit les choses. Les pensées de Pierre ne sont pas celles de Dieu mais celles de «Satan».Jésus renvoie Pierre  à sa juste place, en arrière, comme disciple qui suit le Maître . Nous vivons dans une société où la grande majorité des gens oublie toute référence à l’Évangile. Celui, celle qui veut être disciple du Christ doit accepter d’être serviteur comme lui-même s’est fait serviteur : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, prenne sa croix et qu’il me suive. »(v.34 )

         Suivre  Jésus c’est donc prendre sa croix pour l’accompagner sur son chemin. Ce chemin, c’est celui qui conduit vers la véritable liberté, celle qui libère de l’égoïsme et du péché. Nous sommes certains que Jésus nous conduit à la résurrection, à cette vie pleine et définitive avec Dieu.

         Chaque dimanche, nous sommes rassemblés en Église pour nous nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. C’est «le Pain de vie» que Dieu nous donne pour grandir dans la foi. Il vient nous donner force et courage pour le suivre, pour marcher à sa suite avec amour, confiance et humilité. Prions ce matin pour  devenir, chaque jour davantage, disciple de Jésus.