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Sixième dimanche du temps ordinaire, Année «C»
Dimanche 17 février 2019
Père Pierre Drouin, c.j.m.
président de la célébration et homélie

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6ème dimanche Ordinaire- 2019

 

Jérémie 17,5-8

Psaume 1

I Cor 15,12.16-20

Luc 6, 17.20-26

 

         J’ai voulu, en ce dimanche, revenir sur le Psaume. À chaque messe, on prie un Psaume. Et aujourd’hui, c’est le premier de tous les psaumes que nous venons de prier: Je dirais qu’il nous donne la clé de tous les autres, puisque c’est lui qui a été choisi pour nous introduire dans la prière du peuple d’Israël que l’Église continue de prier sans cesse. Il est très court (6 versets) mais chaque détail compte.

Le premier mot de ce psaume et donc du psautier tout entier est « Heureux »! ... ce qui est déjà tout un programme. C’est une Béatitude comme l’Évangile de ce matin…comme le Magnificat de  la Vierge…

Celui qui a écrit ce psaume (le psalmiste)  a compris que Dieu veut notre bonheur; c’est la chose la plus importante qu’il a voulu dire pour commencer !

Mais que veut dire le mot «heureux» dans la Bible?

         Pour comprendre le sens du mot « heureux » dans la Bible, il faut penser aux « félicitations » que nous nous adressons les uns aux autres dans les grandes occasions : quand nous  recevons la nouvelle joyeuse, d’une naissance ou d’un mariage, nous offrons aux heureux parents ou aux fiancés ce que nous appelons des « félicitations » : ce mot « féliciter » quelqu’un, c’est le reconnaître « félix », c’est-à-dire « heureux » et s’en réjouir avec lui, avec elle. C’est d’abord une constatation (heureux êtes-vous) : parfois même cela nous plonge dans la contemplation parce que le spectacle d’un bonheur évident, rayonnant, nous remplit toujours d’émotions.

En même temps, c’est un souhait très vif et même un encouragement, une invitation à faire chaque jour grandir ce bonheur encore tout neuf. Quelque chose comme « vous êtes bien partis, continuez à être heureux ; le monde a besoin du témoignage de votre amour et de votre bonheur! »

         Et si j’ai bien lu, dans la description des deux premiers versets, le point de référence c’est l’être humain qui est décrit non pas par rapport à sa conduite morale, mais par rapport à ce qu'il aime… celui qui  se plait dans la Loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit» (v.2) Alors, qui est le JUSTE?

Je pense que c’est l’être humain qui vit de la Parole de Dieu, c’est celui, celle qui, aime la Loi, la Parole du Seigneur, qu’il (elle) a choisie, qui est son option de vie.,

Le psaume décrit le bonheur de l’être humain  qui a compris qu'un simple effort de perfection morale ne suffit pas pour lui permettre de se réaliser pleinement. Il est nécessaire de se référer à la Parole de Dieu, de se nourrir de cette Parole. Sa joie est de méditer la Parole, jour et nuit sans interruption, ce qui veut dire qu’aucun aspect de sa vie n'est étranger à la Parole de Dieu et à son message.

         Cette Parole me révèle ce que je suis pour Dieu. Comment je m'appelle? La grandeur de ma vocation, l’espoir auquel ma vie a été confiée, l’espérance du monde. Et cet être humain est celui qui s’épanouit, donne des fruits. Telle est l'image de l'être humain et de sa moralité que le psaume 1 nous donne.

 

Conclusion : La Parole de Dieu dans notre vie.

Nous pouvons alors nous poser deux questions.

1. Est-ce que je vis vraiment ou pas de la Parole de Dieu?

         En d'autres termes, la Parole est ce qui remplit vraiment mon cœur, qui me nourrit ou si elle est encore loin, à l'extérieur?

Si nous nous posons cette question en profondeur, nous verrons que la Parole est beaucoup plus proche en nous et dans notre vie que nous ne pouvons la dire ou la décrire ainsi.

 Dans ma vie, quel est le temps que je donne à la Parole? Nous nous souvenons que le psaume dit: « murmure sa loi jour et nuit ... ».

2.  Quels sont les gestes qui nous font vivre de la Parole?

         Les gestes qui nous font vivre de la Parole sont ces gestes qui sont un fruit, c’est-à-dire une véritable expression de moi-même par rapport aux autres. Quels gestes marquent en nous l'efficacité de la Parole que nous avons entendue: ce geste de pardon, la maîtrise des sentiments en famille, ce contrôle de mes émotions, de l'imagination, de l'esprit, du corps, cette vérification de tout ce qui peut être ma manière instinctive de réagir, est un fruit de la Parole. En d'autres termes, est-ce que j'exprime aussi dans mon corps que je suis nourri par la Parole et que j'en vis?

         Frères et soeurs, en pensant à cela, nous allons reprendre le psaume 1 qui se trouve dans le Prions en Église et le prier de nouveau ensemble.