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Deuxième dimanche de l'Avent, Année «C»
Dimanche 9 décembre 2018
Père Pierre Drouin, c.j.m.
président de la célébration et homélie

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2e dimanche de l’Avent 2018

 

Baruc 5,1-9

Psaume 126n (125)

Philippiens 1,4-6. 8-11

Luc  3,1-6

 

 

       Chaque jour les News enveloppent notre planète d’un manteau de tristesse: accidents, morts, corruptions, chômage, violences. Et je ne sais comment vous êtes venus aujourd’hui, mais on peut dire que chacune, chacun de nous, personnellement, possède aussi son habit (sa robe) de soucis, d’échecs et de péchés.

         En ce temps de l’Avent, c’est vraiment le temps, alors, de laisser résonner en nos coeurs  ce beau texte, la Première Lecture, cette parole d’espérance du prophète Baruc. En effet, le prophète nous annonce les merveilles que Dieu veut réaliser. Jérusalem est en deuil parce qu'elle a été dévastée et que ses filles et ses fils ont été emmenés en exil. Alors, le prophète l'invite«: « Quitte ton habit de deuil (ta robe de tristesse), revêts le beau vêtement (la parure) de la gloire de Dieu » (v 1). Cette splendeur est une splendeur spirituelle. » Dieu veut communiquer à Jérusalem sa propre justice, sa sainteté, la perfection de son amour. Il faut donc se préparer afin de recevoir correctement ces dons du Seigneur. « Dieu te les ramène à Jérusalem portés en triomphe, comme sur un trône royal» (v.6). Nous avons ici une annonce très consolante, un retournement complet de la situation qui comble tous les désirs qui animent les coeurs

Le prophète explique ensuite que c’est Dieu qui a préparé le chemin de cette intervention prodigieuse afin qu'Israël en exil puisse revenir sur sa terre dans la sécurité et le bonheur. « Dieu conduira Israël  dans la joie, à la lumière de sa gloire, lui donnant  comme escorte, sa miséricorde et sa justice». (v.9) Toutes ces prédictions nous inspirent confiance et nous amènent à nous reposer sur la miséricorde et la générosité de Dieu.

         L’Avent est le moment d’oublier les larmes et de marcher dans « la joie ». De prier, comme saint Paul, dans la joie. Mais quelle est la source de cette joie ? Quelle est la raison de nous réjouir ? 

C’est que Dieu est toujours à l’oeuvre, toujours. Il ramenait les captifs de leur exil (Première lecture). Il adressait sa Parole dans le désert à Jean Baptiste. Aujourd’hui, Il est là, au travail. Il vient nous sauver, il vient nous réjouir.

         Le monde ne peut pas se terminer dans l’échec, ni l’être humain finir dans le néant, dans le vide. Nous voyons, dans l'Évangile, que les promesses qui ont été faites par Dieu sont sur le point de s'accomplir. Et Luc nous montre que l’initiative de l’histoire n’appartient pas aux « princes » qui nous gouvernent: Tibère, Ponce Pilate, Philippe, Lysanias, Anne, Caïphe... Non ! Ce ne sont pas eux qui ont marqué l’histoire, C’est à Jean Baptiste, l’homme du désert qu’a été adressée la Parole de Dieu. Quel contraste ! Il y a les « puissants » qui ne laisseront aucune trace dans l’avenir de l’humanité. Et il y a ce « petit » qui se laisse envahir par une force cachée qui va soulever le monde.

Dieu me demande de participer à ce monde nouveau qu’il est en train de créer : « Préparez le chemin » (v.4).

Dans l’ancien temps, en Orient, pour recevoir un illustre personnage, on ouvrait pour lui une belle route. Or Dieu ne cesse de venir vers nous. Il nous faut donc, pour le recevoir dignement,  dégager les roches de nos sentiers intérieurs. Cela veut dire en clair : « Changer nos coeurs » nous convertir. Comment ?

D’abord en osant espérer, en refusant le découragement. Nous disons parfois que nous n’y pouvons rien à toutes ces «robes »de tristesse qui enveloppent notre humanité. Eh bien si  nous ne pouvons pas changer le monde, nous pouvons laisser le Seigneur changer nos coeurs. Il y a des montagnes d’égoïsme, des collines de paresse, des ravins d’injustice, des passages tortueux de mensonges... en nous.

Préparons donc la route du courage par laquelle Dieu vient à nous. Quand Luc décrit l’irruption de Dieu « sur » Jean Baptiste, il date avec précision ces évènements : « L’an quinze du règne de Tibère... » Comme si on disait : « “L’an trois de Justin Trudeau, Donald Trump étant président des USA, sous le pontificat du Pape François, la Parole de Dieu tomba sur un pauvre homme complètement inconnu qui vivait au désert. Et c’est de lui, l’homme de la Parole et de la prière, qu’est sorti le tournant du troisième millénaire. 

À nous de savoir discerner les germes cachés du monde nouveau, tous les “Jean-Baptistes” d’aujourd’hui, qui invitent les hommes et les femmes à changer la vie..

 Seigneur, Que  devons-nous faire?

         En terminant, je  veux répondre avec vous à cette question que  nous nous faisons en ce temps de l’Avent de cette année: «Seigneur, que devons-nous faire?»

         En ce deuxième dimanche, l'Église nous invite à la confiance, mais aussi à l’engagement:

 *à la confiance car Dieu nous promet une abondance de grâces, il nous promet la venue de son propre Fils;

l'engagement car conformément à l'oracle d'Isaïe, la voix de Jean Baptiste nous invite à nous préparer sérieusement.

         L’annonce de Jean-Baptiste, sa prédication, nous incite à examiner notre conscience: au cours de ce temps de l’avent. Que pouvons-nous  corriger dans notre attitude? La venue du Seigneur se prépare dans la prière. Est-ce que nous prions suffisamment ou bien est-ce que nous laissons de côté la prière ? Il nous faut aussi être attentif à notre attitude envers le prochain, à commencer par notre famille. La venue du Seigneur se prépare par l’amour et le service. Sommes-nous véritablement remplis d’amour, de charité et de sollicitude pour nos proches? Savons-nous aider les autres, sommes-nous prêts à le faire?

En ce temps de l'Avent, que pouvons-nous faire pour améliorer la situation de ceux qui nous  entourent?

L’arbre de Noël rempli de belles choses pour les plus démunis nous rappelle que nous devons penser aux autre……