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Deuxième dimanche tu temps ordinaire, Année «B»
Dimanche 14 janvier 2018
Père Pierre Drouin, c.j.m.,
président de la célébration et homélie


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Deuxième dimanche

 14 janvier 2018

 

I Samuel 3,3-10.19

Psaume 40(39)

I Corinthiens 6,13-15.17-20

Jean 1,35-42

Frères et soeurs,

         Noua n’avons pas été surpris d’entendre les mots de l’Évangile où on nous parle de l’Agneau de Dieu…

 Voici l'Agneau de Dieu......

         C'est ainsi que Jean Baptiste présente Jésus à ses disciples, pour leur dire qu’il est le Messie…

         Les disciples de Jean attendaient le Messie d’Israël, comme un libérateur politique, qui apporterait la restauration de la nation et ils ont découvert en celui que Jean Baptiste leur signalait, un homme libre, libre en relation avec le passé, libre en relation avec la religion déjà établie, libre avec le légalisme et libre avec toute forme de nationalisme politique ou religieux. La liberté  se faisait à l'intérieur de chacun, de chacune et pour chacun et chacune.

         En Jésus, ils rencontrent un homme semblable aux autres en tout, et la liberté qu'il transmet deviendra communion de vie avec sa vie de Fils de Dieu. Ils sont arrivés à vivre quelque chose de beaucoup plus profond que ce qu'ils attendaient lorsqu'ils demandèrent à l'inconnu: ««Où demeures-tu?»»(v.38) et cette invitation du Maître: ««Venez et vous verrez!»»(v.39) est devenu pour eux quelque chose de merveilleux.

Ce jour-là, leur foi s'est enracinée dans leur cœur, les a fait grandir pour qu'ils deviennent les disciples de Jésus et a servi de stimulant pour ne plus jamais se séparer de lui, pour ne plus jamais cesser de croire en lui.

L’appel est contagieux

Ce qui m’a frappé cette année, en relisant cette page d’évangile, c’est  de voir que l’appel qu’ils reçoivent  est contagieux

La réponse à l'appel de Jésus pour André devient un appel qu'il fait à son frère Simon: ««Nous avons trouvé le Messie»». (v.41)

Simon, pour sa part, rencontre Jésus qui lui dit: «« Tu es Simon, fils de Jean, tu t'appelleras Képhas (ce qui veut dire pierre)»».(42)  Et l'Évangile de Jean poursuit avec l'appel de Philippe et de Nathanaël. (vv 43-51).

         On dirait que cette Bonne Nouvelle de la venue du Messie ne peut demeurer cachée. Il faut la dire à sa famille, à ses amis, et eux, ensuite font l'expérience de la rencontre avec Jésus. Et cette bonne nouvelle s’est répétée  jusqu'à nous!

En effet, nous avons eu nos parents pour nous ouvrir à Jésus, nos catéchistes pour nous enseigner son message, les gens de notre entourage pour nous donner l'exemple de leur foi sincère et nos communautés chrétiennes pour nous stimuler à partager une foi commune et  enrichissante.

         C'est grâce à toutes ces personnes si nous avons pu “grandir dans la foi” et donner un sens à notre vie. On dit toujours que la foi est un don qui vient de Dieu. C'est vrai! Mais Dieu se sert des uns pour les autres car le courant de la foi passe ordinairement avec discrétion et respect, par des témoins, des croyants.

À nous maintenant de faire passer la nouvelle…

         Vous et moi, nous sommes ces croyants qui avons eu la  grâce, la chance, le privilège d'avoir rencontré le Seigneur. Quelqu’un me disait dernièrement que lors d’une rencontre avec quelques jeunes adolescents, il avait constaté qu’aucun ne connaissait Jésus. Demandons-nous si nous ne mettons pas d’obstacles à l'œuvre de l'Esprit Saint dans l'âme de ces jeunes qui sont autour de nous , en ne disant rien?

Faire croître sa foi

         En repensant aux  quatre disciples et à notre expérience, nous savons qu’il faut toujours continuer à «chercher le Christ», s'attacher à Lui, pour mieux saisir son message d'amour et à le donner aux autres avec courage et audace.(Des gens me disent :ça me gêne!!!)

Il y a eu, pour nous comme pour les premiers disciples, un début de la foi. Nous ne pouvons pas tout digérer d’un seul coup. C'est donc graduellement que nous avançons sur ce chemin. Plus nous avançons, plus Dieu nous devient indispensable car sa présence est rassurante et amoureuse.

         À nous de développer une ferveur de croyantes, de croyants convaincus et engagés, pour vivre cette intimité que le Seigneur veut bien partager avec chacun, chacune de nous, tout spécialement à l’Eucharistie qui fait grandir notre confiance en Lui, et nous permettra ainsi de faciliter à notre tour la transmission de la foi des apôtres à ceux et celles qui nous entourent.

 

Voici l'Agneau de Dieu…

         On prononce cette phrase lorsque je vous présente le pain et le vin qui sont devenus, avec la force de l'Esprit Saint, le Corps et le Sang de Jésus Christ.,

Et cette phrase nous invite à une belle profession de foi, de la part de chacun, chacune d'entre nous: « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir; mais dis seulement une parole et je serai guéri.»

Quand on dit cela, on reconnaît la Présence du Christ dans ce Pain et ce Vin; on reconnaît l’indignité de notre situation pour le recevoir en nous.et on reconnaît l'efficacité de la communion pour notre guérison spirituelle et physique et pour le salut du monde.

         Frères et soeurs, notre salut passe par le Corps du Christ. Cet appel est aussi contagieux. Ainsi comme les premiers disciples se pressaient pour annoncer aux leurs la venue du Messie, ainsi l'Eucharistie nous envoie porter la Bonne Nouvelle ailleurs, lorsqu’à la fin de la célébration, je vous dis: "ALLEZ: DANS LA PAIX DU CHRIST".