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Deuxième dimanche du carême, Année «B»
Dimanche 25 février 2018
Père Pierre Drouin, c.j.m.,
président de la célébration et homélie


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Deuxième dimanche du carême

25 février 2018

 

Genèse 22,1…18

Psaume 116b (115)

Romains 8,31-34

Marc 9, 2-10

       Dimanche dernier, nous avons commencé ensemble le chemin du Carême: Nous disions que le carême est une montée vers Pâques.

Jésus, le premier, a fait ce chemin vers Jérusalem, chemin apparemment sans succès, qui a  abouti, en apparence,  à l'échec, à la mort. À cause des  grands progrès de la science et de la médecine qui a déjà vaincu tant de maladies jadis mortelles, nous ressentons plus durement, semble-t-il, notre condition humaine. Tôt ou tard, en effet, toute vie humaine se retrouve sur ce chemin absurde qui conduit à la mort.

         Aujourd’hui, nous écoutons le récit de la Transfiguration où nous est révélé que le chemin de Jésus va plus loin que la mort du Vendredi Saint et que, pour nous aussi, il y a une issue de lumière à notre marche.

 

Le destin de gloire de Jésus

         Jésus est un vrai homme. Personne n'en doute. Aujourd’hui, il nous est bon d’imaginer sa faiblesse d’homme véritable. Et dans l’Évangile, il annonce sa mort en trois occasions (Marc 8, 31; 9, 31; 10, 33).

Dans ce contexte il  a voulu se retrouver avec trois de ses disciples  et ensemble ils sont montés au Mont Thabor. Tous les pèlerins de Palestine qui sont montés à pied au Thabor savent que c'est assez éprouvant, une bonne heure d’ascension, la sueur, la soif, la fatigue…même si le paysage est très beau…

Mais voici! Soudain une lumière, une blancheur de gloire, 2 présences célestes – Élie et Moïse-  ces grands prophètes morts depuis longtemps et puis cette nuée qui signalait la présence (« Shekinah ») de Dieu au cours de l'Exode, enfin une voix qui proclame : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. Écoutez-le ! »

         Je crois que c’est une vraie rencontre avec Dieu: une manifestation du divin à travers le pauvre corps fatigué de Jésus. Devant ce spectacle de gloire, Marc nous dit que Pierre reconnaît que c'est incompréhensible, surhumain : « il ne savait que dire » (v.6).

         Qui donc est ce Jésus ? La réponse à cette question ne peut venir ni de nos raisonnements ni de nos recherches intellectuelles, mais seulement de notre prière. Il nous faut écouter l'identité profonde de Jésus qui nous est donnée par la révélation de la voix du Père: une voix qui proclame : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. Écoutez-le ! » (v.7) Oui! Je pense que nous ne pouvons pas expliquer  ce qui nous est dit! Il faut simplement le recevoir et le croire dans la prière. Jésus n’est pas seulement un homme comme nous, Il a laissé transparaître un instant, ce jour-là, cette lumière de la Résurrection, de Pâques, qu’il faut garder secrète jusqu'à ce que Jésus « ressuscite d'entre les morts » (v.9).

 

Nous sommes aussi tous et toutes destinés à ressusciter.

         On ne le redira jamais assez, Jésus est la seule, l'unique « Bonne Nouvelle » pour l'humanité. Notre chemin, à nous aussi, va plus loin que l'humain mortel. Ce qui est arrivé à Jésus nous est promis à nous aussi.

         Je crois que bien des personnes autour de nous, des membres de nos familles, des chrétiens, chrétiennes qui, pour une raison ou pour une autre, ne connaissent pas bien les vérités de  foi les plus importantes doivent les écouter encore aujourd’hui et c’est à  nous de leur redire “d’oser la confiance” de faire confiance  à cette Bonne Nouvelle: “vous n'êtes pas destinés au trou noir de la tombe !”  Vous avez reçu la vie de Dieu au baptême et la Vie divine ne saurait mourir. C’est ce que Saint Paul proclame dans la deuxième lecture: Dieu n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous: comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout?»(Romains 8,32)

         Frères et soeurs,

« Être baptisé... c'est participer à la résurrection de Jésus Christ qui est monté au ciel», Cette perspective de foi n’est pas si loin qu’elle le paraît des aspirations de notre monde. La pensée humaine, philosophique, politique, scientifique, ne cesse de rêver d’un progrès où l'humanité se surpasserait pour atteindre un état où elle serait sublimée. En constatant que la mort vient contredire ce désir, l'humanité n’arrive pas à trouver la mort normale! Pourquoi ? On devrait pourtant y être bien habitué, depuis si longtemps que c'est ainsi !

         En transfigurant le quotidien, Jésus apporte une réponse à cette question. Nous avons été créés pour une sur-existence, pour un sur-réel, pour une sur-vie. Et par la grâce du baptême, cette nouvelle vie, Alliance de Dieu avec nous, est déjà palpitante, quoique cachée au creux de nos vies.

         C’est là le message de grande Joie de ce deuxième dimanche. À nous de le partager avec d’autres qui n’ont pas pu l’entendre.