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Vingt cinquième dimanche du temps ordinaire, Année «A»
Dimanche 24 septembre 2017
Père Pierre Drouin, c.j.m., président de la célébration et homélie


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25ème dimanche 2017

Isaïe 55,6-9

Psaume 125 (144)

Philippiens 1,20-24.27a

Matthieu 20,1-16

 

 

 

Frères et soeurs,

            Deux choses ont retenu mon attention en méditant les textes de ce dimanche et j’aimerais  les partager avec vous.        

«CHERCHEZ LE SEIGNEUR»

            J’ai d’abord été frappé par les premiers mots de la Première Lecture: « ¢herchez le Seigneur» (Isaïe 55,6).

            Il nous faut bien comprendre ce que ces lignes nous disent. Ils ne disent pas qu’on doit se dépêcher car Dieu pourrait s’éloigner… Non! Il n’y a pas de temps où Dieu ne se laisse pas trouver… où  Dieu ne serait pas proche… Ça veut dire cherchez le Seigneur  puisqu’il se laisse trouver…invoquez-le puisqu’il est proche…

            De fait, nous savons par expérience, que c’est toujours nous qui nous éloignons de Dieu et parfois nous nous éloignons tellement  de lui que nous arrivons à perdre le goût de le chercher….On vient à se demander si ça vaut la peine d’oser espérer le pardon de Dieu., de le prier.  Je pense qu’il faut rejeter ce doute que nous pourrions avoir qui fait que nous nous trompons sur Dieu et nous éloignons de lui. Ce qui serait mauvais, ce serait de croire que Dieu pourrait n’être pas proche, que Dieu pourrait être inabordable, que Dieu pourrait ne pas pardonner. Voilà déjà certainement une leçon très importante de ce texte. Ce n’est pas parce que Dieu semble silencieux qu’il est absent ou lointain. 

Quand on parcourt un peu la Bible, particulièrement les prophètes et  le Nouveau Testament, Dieu se présente comme le chemin, la vérité, la vie, l’eau vive…etc.

Je crois que lorsque nous venons à l’Eucharistie, comme aujourd’hui, nous cherchons Dieu! Dès le début, nous implorons son pardon qu’Il nous donne…nous l’écoutons qui nous parle, nous partageons avec les autres, la joie d’être de sa famille et il se fait présent dans le Pain de vie. Et cette recherche de Dieu nous donne des forces pour continuer la route, et mieux vivre notre vie.

LA PARABOLE DE LA JUSTICE ET DE LA BONTÉ

            Quant à l’Évangile, à la Parabole…Que penser d'une compagnie, d’une entreprise où ceux et celles qui travailleraient à temps partiel gagneraient autant que ceux qui seraient occupés à plein temps ?

 Et que penser de ce dimanche du Gran Fondo où il y a plus de 900 bicycles sur nos routes où le dernier arrivé recevrait autant que le premier? Ou d’une course de cent mètres où le dernier obtient lui aussi une médaille d'or ? C'est fou! Ça n’a pas de sens! C’est comme le monde à l'envers! C'est pourtant la conclusion qu'on pourrait, à première vue, tirer de cette parabole que nous venons d’entendre. Mais, plus nous découvrons l'évangile, plus nous savons qu'une contradiction apparente nous invite à aller plus loin, à chercher davantage le sens. 

Alors qu’est-ce que veut dire tout cela? De quoi s'agit-il ?

            Le «maître du domaine», personnage central de la parabole, a  deux manières de faire. 

Il observe la justice à l'égard des premiers embauchés en leur promettant un denier, une pièce d'argent, ce qui est un juste salaire pour une journée de travail. Le premier devoir, c'est d'être juste. Sans justice, rien de solide et de vrai ne peut être construit. Aux personnes qu'il a recrutées pour sa vigne, le propriétaire a versé une rétribution tout à fait correcte. Mais sa manière de faire nous  surprend lorsque nous le voyons remettre à ceux et celles qui sont arrivés sur le tard,  un denier. C’est donc du don pur et simple, de la générosité, de la bonté.

Le maître de la vigne obéit à deux principes : 

+ le principe de la raison, et c'est la justice ; 

+ le principe du cœur, est c'est le don.  

Les deux sont nécessaires. Il faut être juste. Mais, tout autant il faut être bon. Comme on dit, “Il faut laisser parler sa tête autant que son cœur”.

            Ce Dieu que nous cherchons ne règle pas sa manière de faire sur une justice purement humaine. Il aime aussi les derniers venus, les retardataires, les sans mérites. 

            Sommes-nous des ouvriers des premières heures du matin, à bonne heure ou des ouvriers de la 11ème heure ? 

Qui de nous peut se vanter d'avoir toujours été fidèle ? L'important, c'est  que nous reconnaissions Dieu comme celui qui le premier nous a aimés. (I Jean 4,10) « Ses pensées sont au-dessus de nos pensées »Isaïe 65,8). Nos pensées sont souvent marquées par l’égoïsme, la jalousie ou l'ambition, tandis que celles de Dieu sont toujours débordantes de sa bonté. Si nous voulons trouver Dieu, il faut nous laisser conduire par lui qui nous apprend à être à la fois rigoureusement justes et gratuitement bons. 

Je termine en nous rappelant cette parole de saint Paul de la  deuxième lecture « Pour moi vivre, c'est le Christ! (Philip 1,21) Cette parole me dit que d'une certaine façon, il ne cherche plus, car il a trouvé Dieu en Jésus Christ. Paul s’est donné à ses frères et soeurs de l’Église de Philippes et de toutes les autres Églises.

            La meilleure manière de trouver Dieu, c'est encore la charité fraternelle. « Cherchez Dieu », oui, mais sans oublier que nous le trouverons d'autant mieux que nous serons comme lui ouverts et à la justice et à la miséricorde envers nos frères et soeurs.