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Fête du Sacré-Coeur Année «A»
Fête patronale de la paroisse 
Dimanche 25 juin 2017
Père Pierre Drouin, c.j.m., président de l'Eucharistie et  homélie



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LE SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS (A),

 Deutéronome 7, 6-11

Psaume 103(102)

1 Jean 4, 7-16;

Matthieu 11, 25-30

 

LE LIEU DE LA VIE ET DE L’AMOUR

         Cette fête pourrait bien s'appeler “la fête de l'humanité de Dieu”. Car elle nous rappelle le mystère de l'incarnation du Verbe : «et le Verbe s'est fait chair ». Un cœur qui bat au rythme de Dieu. Il continue à nous révéler, à travers et par le ministère de l'Église, l'amour, la tendresse et la miséricorde de Dieu.

         Le cœur est le lieu mystérieux de la vie et de l'amour; les deux inséparablement. Quand on dit de quelqu'un qu'il a du Cœur, ça veut  dire qu'on a affaire à une personne bonne, généreuse, serviable. Toutes des qualités qui peuvent s'appliquer à Jésus «doux et humble de Coeur ».

         Cette fête instituée par saint Jean Eudes en 1672 et propagée ensuite par sainte Marguerite Marie, c’est le mystère d'amour qui se révèle, un amour qui jaillit du mystère de Dieu. Un amour Créateur et Sauveur, Source de Vie. Un amour qui prend corps en Jésus et qui donne naissance à la Communauté de ceux et de celles qui se savent aimés de Dieu, en premier, et qui découvrent peu à peu, au creux des évènements de l'histoire, que leur mission, c'est de s'aimer et de construire une civilisation où règne l'amour.

         Ainsi, la liturgie de cette fête nous invite à passer de l'amour au Cœur de Dieu, à l'amour au cœur de Jésus et, aussi, à l'amour qui fait battre le cœur de l'Église comme sacrement du Christ (l'église comme épouse et mère): «nous devons nous aimer les uns les autres» et si nous réalisons cette vocation à l'amour, l'amour atteint en nous «sa perfection»; «nous demeurons en Dieu» en demeurant dans l'amour.

Vous vous rappelez, peut=être, qu’autrefois, lors des grandes processions solennelles, on chantait, «O Jésus, rendez mon Cœur semblable au Vôtre, brûler mon Cœur au feu du Vôtre»…

Notre Cœur ressemble à Celui de Jésus quand nous aimons. Cet amour nous est donné par l'Esprit Saint répandu dans nos Cœurs (Rom 5.5) et il trouve sa nourriture dans l'eucharistie où l'amour se donne à manger pour la vie du monde (Jean 6,51) comme nous le disions, dimanche dernier, lors de la fête du Saint Sacrement.

« DOUX ET HUMBLE DE COEUR»

         En déclarant être « doux et humble de Cœur», Jésus se situe du côté des petits et des pauvres. Du côté de ceux et celles pour qui les grands, les forts et les rusés de ce monde n'ont guère de considération, alors que Dieu, lui, les aime, s’occupe d’eux et compte sur eux pour réaliser de grandes choses, conduire à bon port ses plus merveilleux projets.

UN COEUR DOUX

Jésus est doux. Son cœur est toute douceur. Il est empreint de tendresse, d'attention et de compassion. Pas de violence, pas de révolte en lui. Parce qu'il est doux, le Fils de Dieu est capable non seulement d'agir avec grande humanité, mais de supporter beaucoup de choses sans se révolter: les paroles haineuses et mensongères, la diffamation, la souffrance, le rejet, la moquerie, l’abandon... Dans le psaume 37, (36), il est écrit: «Les doux possèderont la terre et jouiront d'une abondante paix» (v. 11). C’est ce que reprend une des béatitudes dans Matthieu (5, 4): « Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! – Seigneur, augmente en nous la douceur!

UN COEUR HUMBLE

Jésus est humble. La preuve: il s'est fait l'un des nôtres. Lui, le Tout-haut, le tout-grand, il a tenu à devenir le tout-bas, le tout-petit. Jésus ne s'est jamais construit de piédestal, n'a jamais cherché à se faire servir, mais s'est fait le serviteur de tous. Il ne s'est pas contenté de bien parler des humbles, il est devenu l'un des leurs. Le soir de la Cène, il a dit à ses disciples: «Je vous ai lavé les pieds… faites de même» (Jean 13, 14).

Dans le psaume 101(100), il est écrit: «Le regard hautain, le cœur ambitieux, je ne peux les tolérer»; et dans le psaume 138(137): «Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble; de loin, il reconnaît l'orgueilleux. » (v.6). Il faut aussi penser au Cantique de Marie qui nous fait chanter: « (Dieu) disperse les Superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles» (Luc 1, 51-52). – Seigneur, augmente en nous l’humilité!

         Comme communauté paroissiale dédiée au Sacré-Coeur de Jésus, faisons nôtres ces mots de Jean Eudes:

         “Notre très bon Sauveur ne nous a pas donné son divin Coeur seulement pour être l'objet de nos hommages et de nos adorations, dans la fête que nous en célébrons; mais il nous l'a donné aussi pour être notre refuge et notre asile dans tous nos besoins.

Ayons-y donc recours dans toutes nos affaires. Cherchons-y notre consolation dans nos tristesses et afflictions. Mettons-nous en sa protection contre les malices du monde.

 Retirons-nous dans cet asile de bonté et de miséricorde, pour nous mettre à couvert des périls et des misères dont cette vie est remplie.

Enfin, que ce Cœur très bénin et très libéral soit notre asile et notre refuge dans tout.